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Tome troisième.
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tí t HISTOIRE

& s’éleve dc dix-huit minutes, comme Tycho Pavoit observé (a).Rien n’auroit été plus satisfaisant que ces résultats fans lemouvement de l’apogée qui sembloit rebelle à la théorie. IIn’en falloit pas davantage pour ébranler le principe qui lui sertde base ; il auroit été permis de douter de Pattraction , ou dumoins de fa loi, fi elle avoir été en défaut fur un phénomèneaussi important ÔC aussi considérable que celui du mouvementde Papogée. Cependant assez de phénomènes dépofoient poutPattraction ; on ne pouvoir soupçonner que sa loi. II étoithardi d’oscr réformer cette loi établie sur tant de phénomènes,devenue la base de tous les mouvemens célestes; cette loi dictéspar un homme qui avoir imprimé à la nation des Géomètres& des Philosophes, & par eux à. PEurope entiere le même res-pect que Solon 8c Licurgue laissèrent jadis dans Athènes ôí dan*Lacédémone. M. Clairaut eut le courage de prendre ce parti,ôc ce fut par zele pour Pattraction ; il voulut écarter Pécueiloù ce principe sembloit se briser. Voici comment M. Clairautraisonna : dès que Papogée ou les apsides d’une planète fonten mouvement, c’est une preuve que la force qui pousse cetteplanète vers un centre, ne fuit pas exactement la loi du carrédes distances ; il y a quelque différence ou quelque altération.Le soleil par sa force perturbatrice est bien une source d’alté-ration , mais elle ne suffifoit pas; elle ne donnoit que la moitiédu mouvement de Papogée. II falloit donc que quelqu’autrcCause produisît l’autre moitié; il falloit donc que la force mêmequi émane de la terre fur la lune, ne suivît pas la loi du carrédes distances. Mais en changeant la loi pour la conformer auphénomène de la lune, on ne devoir pas oublier que cette loipure & simple suffifoit à toutes les autres planètes. M. Clairaut

(c) Supra , Tome I, p. 408.

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