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les admettre , il faudroit imaginer deux matières différentespar leur nature Le par leur force d’attraction (<2). M. Clairautrépondent que fi son expression de Tattraction n’avoit pas lasimplicité d’une cause unique, il falloir s’en prendre au lan-gage inventé par les hommes ; c’est la faute de l’algèhrc , quine peut s’exprimcr mieux {b), Cette excuse eût pu être admise;si elle avoit été nécessaire ; mais la raison de M. de Buffon ,conforme à l’analogic Se à la métaphysique des choses , n'enétoit pas moins forte Le pressante. La dispute finit , parccqu’elle n’eut bientôt plus d’objct. Si M. Clairaut fut entraînépar une erreur dans le parti extrême de changer la loi deTattraction, il eut pour complices les deux plus célébrés Géo-mètres de l’Europc , M. d’Alembcrt Le M. Euler : il fut lepremier à reconnoître cette erreur (c) ; il s’empressa d’en faireJe désaveu Le à la Société royale de Londres, Le à l’Académiedes Sciences de Paris, le 1 7 Mai 1749 (<f). Une quantiténégligée dans l’approximation en'étoit la source : le principede Tattraction fut donc rétabli dans toute son intégrité , LeM. Clairaut eut la gloire de le réconcilier avec la nature.M. d’Alembert Le M. Euler revirent leurs calculs (e) , Le ilstrouvèrent la cause de Terreur à la même source , où les mêmesdifficultés les avoient tous trois également trompés.
La solution du problème , qui fait tant d’honneur à notresiécle , appartient donc également à M M. Clairaut, d’Alem-bert Le Euler : les successeurs d’Alexandrc fe font partagé sonempire; le sceptre de Newton a passé dans les mains de ces troisGéomètres. Newton avoit régné seul : il peut être pénible d’avoirdes émules, Le su r-tout des égaux; on n’a qu’une part dans la
(a) Mém. Ac. Sc. 174J, p.49 3, j j j, j 80. (d) Mcm. dc l'Acad. des Scien. 1745 ,
(b) lbii. , p. ji 9 , j 7 8, y8j. k- )7«- . .. .
(t) M. d'Aicmbert, Recherches fur le fys- (e ) Transactions philosophiques, 17/terne du monde, Dis. prél. p. XXXIX, p. 164.