Band 
Tome troisième.
Seite
155
JPEG-Download
 

D E L’A STR O N O M I E MODERNE. i 5 5

gloire acquise , dans l’admiration du ficelé, &c dans la rccon-noiíTance des âges , mais il est beau de ne trouver des égauxqu’au premier rang! Comme personne ne peut être comparé àNewton , ce grand homme ne doit faire envie à personne : ilest fauteur d’unc illustre famille ; il a laisse plusieurs enfans'aussi nobles que lui. Si cette rencontre 6c cette concurrence ontquelque désagrément pour les inventeurs , elles font heureusespour l’efprit humain. La foule qui écoute, acquiert bien plutôtla certitude. Les mêmes résultats , sortis de plusieurs mains ,produits par disterens examens, conduisent plus promptementà l’évidence, Le soumettent plus facilement les esprits.

II résulte du travail de ces trois Géomètres une confirma-tion complctte du système de Newton. L'apogée, les nœudsde la lune fe meuvent, le plan de l’orbite s'abaisse Le s’élevc ,comme fa loi l’ordonne. Les grandes inégalités déjà observées,en dérivent naturellement; les petites s’accumulcnt pour quele calcul puisse suivre dans le ciel cette planète si long - temsrebelle , Le s’arrêter précisément au lieu désigné par l'obser-vation. Les Tables du mouvement de la lune que M. Clairauta construites fur la solution particulière du problème des troiscorps , représentent toutes ces observations avec une précisionqu’il paroît difficile de surpasser. M. Mayer, Astronome LeGéomètre de Gœttingue , a comparé la théorie avec les phé-nomènes , Le a essayé de rectifier toutes les inégalités fur ungrand nombre d’obfervations ; ce n’est donc plus le résultat dela feule théorie : on ne peut cependant blâmer M- Mayer, puisqueM. Clairaut s’est également permis cette efpccc de correction.Audi quoique les Tables de l’Astronôme aient été louées, commeelles le méritent, Lc qu’elles aient eu part au prix de la longi-tude en Angleterre , celles de M. Clairaut ne leur cedent enrien. Plus de jûo lieux de la lune, récemment calculés par

Vij