l;6 HISTOIRE
M. Lemcry, prouvent que les Tables de M. Clairaut donnentle plus souvent, comme celles de M. Mayer, une erreur au-dessous d’une minute ; il y a même cela de remarquable , quequoique M. Clairaut ait rectifié fa théorie Sc ses coefficiens furles phénomènes , M. Euler (d), en réemployant que la théoriefeule, a retrouvé les mêmes quantités. M. Clairaut eût donc puy arriver, en poussant plus loin le calcul, ce qui démontre lesforces de cette théorie Sc le mérite de la solution. Tout dépendaujourd’hui des méthodes d’approximation ; elles viennentd’êtrc perfectionnées par MM. Euler, d’Alcmbert, la Grange ,Condorcct Sc la Place (b). Nos essais successifs , qui tendentvers la perfection , fans jamais l’atteindre , font l’inconvé-nient de ces méthodes: en commençant un calcul long Sc péni-ble , en avançant dans ce labyrinthe , on écarte , pour sim-plifier , Jes quantités qui semblent pouvoir être négligées ; ilfaut toujours marcher la balance à la main , pour peser leurinfluence, ou présente, ou éloignée. II résulte toujours quelqueincertitude de ces estimations délicates. On doit encore s’éton-ner que l’cfprit humain n’ait pas manqué la route à travers cesdifficultés ; il faut le louer d’avoir approché si près du but. Laloi de Newton est parfaitement vérifiée ; ce succès suffit à laphilosophie, qui demande le méchanifme secret des mouvemenscélestes. Si nous désirons davantage , c’est que Newton Sc lesGéomètres du siécle présent nous ont rendu difficiles.
II restoit un problème important fur lequel Newton n’avoitpoint entièrement satisfait la curiosité, ni tranquillisé la phi-losophie , dont le doute est le caractère ; c’est le problèmede la précession des équinoxes. Nous avons dit qu’eile étoit
(a) Theorid motuum l’Aru , 1771.
{b) Euler . Ibid. -M. d'Alcmbert, Opuscules math. & Mém.ëe Turin,
M. de la Grange, Mém. de T urin, T. III.M. de Condorcct, Mém. Acad. Scica.1769 , 1771.
M. de la Place, Jbid, 1777.