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blême avec lc même courage Lc les mêmes ressources qu'il avoiremployées pour la lune. Le succès a été complet : il a donnéla vraie théorie de ce phénomène ; & en rectifiant celle deNewton , il a eu la gloire de relever quelques erreurs échappéesà ce grand homme. Newton avoit dit que le principe de l’at-traction donnoit la vraie quantité de la préccfiìon des équinoxes,mais il y étoit arrivé par une forte d’estime; & s’il a été justifiéà cet égard, les preuves appartiennent à M. d’Alembcrt. C’est encalculant les forces du soleil &. de la lune pour mouvoir chaqueparticule du globe terrestre, que M. d’Alcmbcrt parvient «\ déter-miner l’esset total qui en résulte sur le globe , c’est-à-dire , ledéplacement de son axe. Ce déplacement est exprimé par deuxformules, dont la première représente le mouvement circulairede cet axe autour de Taxe de l’écliptique ; mouvement qui estla même chose que la préceíîìon constante des équinoxes : laseconde donne le balancement de ce même axe vers l’écliptique;balancement découvert par M. Bradlcy, & connu sous le nomde notation (a). Newton , nous l’avons dit (6), avoit considérél’anneau , ou la protubérance dc la terre à l’équatcur, commepartagé en une infinité de lunes , qui circulent autour de soncentre, & il avoit dit que leur mouvement étoit le même, soitqu’elles fussent adhérentes , ou isolées. M. d’Alcmbcrt est par-venu à la démonstration de ce principe , que Newton n’avoitpoint donnée. Ce grand homme avoit estimé encore assez vague-ment faction de la lune ; il avoit supposé que les mouvemensétoient proportionnels aux forces ; enfin ôc c’est fans doute laprincipale íource de Terreur, il n’avoit point eu égard au mou-vement diurne de la terre, qui, suivant M. d’Alembert, peutporter la préceíîìon due au soleil, dc dix secondes à vingt-quatre.
(a) M. d’Alcmbccc, Rech. surlapréces.des (í) Supra , Astronomie mod. Tome II }é^uin. 54 fur la nutation d« Taxe dc la terre. p a g cf 1 *-