16» HISTOIRE
que quelle que soit la densité des couches intérieures, le rapport!entre la préceíîìon 8c la nutation restera le même. On pourradonc toujours comparer ces deux phénomènes , quoiqu’onignore cette densité. Destinés, comme nous le sommes , à neparcourir que la surface de la terre, à ne jamais pénétrer fortavant au-delà de cette surface , 6c à ignorer toujours l’organi-sation profonde 6c centrale du globe, c’est un grand point depouvoir nous palier des connoiflances qui nous font refusées.M. d’Alembert est le premier qui soit entré dans cette routeaprès Newton : il y a porté la lumière 6c la certitude ; 6c il adonné la première solution rigoureuse de cet important pro-blème. M. JEuler, à peu près dans le même tcms, en a donné uneautre solution (a ) ; mais si les deux Géomètres se sont encorerencontrés, M. Eulers’cst fait honneur de céder à M. d’Alemberttoute priorité de recherche à cet égard.
Le phénomène du flux 6c du reflux dc la mer est aflez re-marquable , 6c par fa constance, 8c par ses variations , pourqu’on cherche à l’approfondir. L’Académie des Sciences deParis en demanda la cause 8c l’cxplication pour le sujet duprix de i 740 ; quatre pieces partagèrent ce prix , l’une duP. Cavallet-i , Jésuite , fondée fur les tourbillons , est enseveliedans leur ruine ; les trois autres étoient de M M, Euler ,Mac-Laurin, Daniel Bernoully. Celles-ci fondées fur le prin-cipe de la gravitation , ont pour garans de leur durée la soli-dité de ce principe , 6c le mérite éminent de leurs auteurs.M. Daniel Bernoully, que cet ouvrage 6c beaucoup d’autresont placé à coté de ses peres , a rectifié le calcul de Newton,qui avoit donné à la lune trop d’cmpire fur les eaux. Newtonlui avoit supposé une force pour élever la mer, qui étoit à
(<t) Mémoires dc l’Acad. de Berlin, 1745.
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