Band 
Tome troisième.
Seite
161
JPEG-Download
 

DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i 6 icelle da soleil comme 47 est à 1 . M. Bernoully, comme noussavons dit, restreignit cc rapport à celui de z\ à 1 , ou de 5à 2 . Newton n’avoit donné qu’un appcrçu de la solution de ceproblème; il avoit montré que le soleil 8c la lune pou voientélever les eaux de la mer , plutôt qu’il n’avoit suivi en détailles effets de ces deux puissances. Newton , dans le besoin dccomparer sa théorie à la nature entière, l’appliquoit successi-vement à tous les phénomènes ; pressé d’achever une longuecarrière, un accord apparent, que le tact; du génie savoit ap-précier, lui suffisoit. On peut dire que le problème du flux 8cdu reflux n’étoit pas résolu : il le fut, 8c il avoit deux grandesdifficultés ; l’une, que tandis que l’astre marche dans son orbeen attirant les molécules de la mer, la terre tourne fur elle-mêine , 8c emportant ces molécules avec elle , les éloigne defaction qui les éleve ; l'autre , que ces eaux', obligées de scmouvoir pour obéir à cette action, frottent dans leur marchecontre le fond , contre les côtes , sc détournent quand cescôtes font obstacle , sc nuisent elles-mêmes par leur inertie ,8c trouvent dans leur ténacité une résistance qu’il faut vaincre.Ces causes secondaires modifient le mouvement des eaux 8cchangent l’effet de faction des astres. Newton n’avoit pointconsidéré ces résistances ; il avoit supposé un astre sans mou-vement , élevant ou abaissant les eaux fur un globe immobile.Nous ne pouvons étendre nos connoissances , approfondir lanature qui sc défend par mille difficultés, qu’cn isolant cesdifficultés , pour les attaquer 8c les lever les unes après lesautres. M. Bernoully 8c les deux Géomètres scs émules ontconsidéré d’abord, comme Newton, un astre sans mouvement,agissant fur un globe immobile ; mais après cette premièresolution, ils ont rendu le mouvement à f astre 8c au globe, 8cont cherché pat des méthodes d’approximation ce que ce mou-Tome III. X