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Tome troisième.
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1 66 HISTOIRE

repos. Mais pour que le sommet de cette protubérance soitfans cesse ramené vis-à-vis de la terre , il faut que la lunetourne peu à peu , en même tems qu’elle décrit son orbe , Scque pendant la durée qu’elle y emploie, elle acheve une révo-lution entière autour d’cllc-même. (a) M. d’Alembert ( 6 ) s’étoitdéjà occupé dès i 7 5 4 Sc 1 7 6 1 (c) de cette question analogueà celle de la précesiion des équinoxes ; c’étoit un cas particu-lier de fa solution générale. 11 ne pense pas, comme Ncvton ,que la figure alongée de la lune ait pu produire fa rotation :cet alongement n’est que de 1 8 6 pieds ; c’est une bien petitecause pour un fi grand effet. Quoi qu’il en soit, la figure dece globe, les phénomènes observés dans le mouvement de fesnœuds étoient aster singuliers pour que l’on fût curieux d’enconnoître les causes. Elles furent le sujet du prix donné en1764 par l'Académie des sciences de Paris, ÔC remporté parM. de la Grange. M. de la Grange trouve qu’cn conséquencede l’alongement de la lune vers la terre , la lune est assujettieà une oscillation autour de son axe , qui accéléré od retardesa rotation , Sc dont l’cffet total Sc constant a été d’altérercette rotation primitive, jusqu'à cc qu’il Tait amenée insensi-blement au point de l’égalité avec la révolution périodique ;égalité qui est le phénomène le plus singulier de notre système.Cette conclusion est vraisemblable: l’analogic nous autorise àcroire que quelle que soit la cause qui fait tourner les planètesfur eîles-memes , cette cause doit être générale Sc la lune n’apas dû y échapper plus que les autres corps célestes. On con-cevroit avec peine comment une légère altération de figuredans la lune a pu lui créer un mouvement de rotation ; mais

(c) Ibid. p. 145 , & dans le second volumede ses opuscules.

(a) Princip. m.itli. Lib. III, Propos. ; 8.(í)Rec. sur le syst.du monde, T. II. p. 15 6.