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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i6jón conçoit que cette altération de figure a pu modifier larotation , 8c amener l’idcntité des deux mouvemens. Cettefigure alongée fournit encore l’explication d’un autre phéno-mène auíîì extraordinaire; c’cst celui qui a été remarqué parJacques Caflìni. Les nœuds de l’équateur 8c ceux de l’orbitelunaire doivent reculer d’un pas égal, 8c dès qu’ils ont été vusau même lieu , ils ne doivent jamais fc quitter (a). M. de laGrange a même mandé depuis peu à M. de la Place que cephénomène étoit si bien une conséquence immédiate de lathéorie , que ses calculs le lui auroient fait découvrir , quandmême il n'eu t pas été reconnu par l’obfervation. M. d’Alemberta repris les premiers principes établis par lui en 1754; il lesa développés dans deux mémoires en 1768 (£), 8c les deuxcélébrés Géomètres fe font trouvés entièrement d’accord. Lesphénomènes les plus singuliers font donc les effets nécessairesde la gravitation ; ceux qu’on ne voit pas , deviennent lescauses de ceux qu’on apperçoit. Cet alongement de la lune ,qui est un elfe t nécessaire , mais inobfcrvé de fa gravitationvers la terre, est la cause secondaire de fa constance à nousmontrer la même face, 8c de la singularité observée dans lesmouvemens de fes nœuds.

Voilà ce que la Géométrie a fait pour expliquer les phéno-mènes qui ont lieu fur les globes des planètes. Si nous passonsau mouvement de ces globes dans leurs orbes , le même prin-cipe qui les enchaîne dans des ellipses , doit expliquer leursécarts de la loi générale. On a examiné d’abord la lune, dontles inégalités font plus sensibles ôc plus intéressantes; d’aillcutscette première solution devenoit générale, puifqu’on retrouvepartout le problème des trois corps. Après la lune , il n’est

(a)Picce du prix pour 17 * 4 . Supra, p. 54.

(£) Mltu. Ac. des Sc. 176 î, p. 1 5 c 3 3 ».