DE GASTRONOMIE MODERNE. I~s 9
vice ; il foudroie en employer un nombre infini. M. Euler alevé cette difficulté de la manière la plus heureuse: l’idée ap-partient à l’histoire de la Géométrie ; nous n’en parlons icique pour foire honneur au génie, êc parce qu’ellc a été la clefde toutes les recherches de ce genre. M. Mayer, Astronomede Goettingue , a comparé cette théorie de M. Euler aux ob-servations , 6c les observations ont montré qu’elle étoit con-forme aux phénomènes , c’est-à-dire, que le calcul employantles petites équations de la théorie , représentoit mieux lemouvement de la planète. Mais ces dérangemens font pério-diques; ils croissent, s’arrêtent, diminuent pour recommencerdans le même ordre , après vingt ou trente années. On n’yretrouve point Pinégalité par laquelle depuis vingt siécles lemouvement de Saturne se ralentit, tandis que celui de Jupiterest accéléré. Ces altérations constantes , 6c qui s’accum nientavec le tems, ont forcé les Astronomes, fi délies à suivre lanature, d’introduire dans leurs calculs des équations indiquéespar cette même nature , mais dont la cause étoit inconnue.Ce sont ces équations qu’on nomme séculaires, parce qu’ellesfont nécessitées par les siécles êc qu’ellcs croissent avec eux.Comme la cause de cette inégalité est encore une question ,nous n’en parlerons que dans lc discours suivant ; nous indi-quons ici les pas fermes 6c sûrs de la Géométrie, êc nous nerapportons que ses oracles.
Ces preuves sensibles, dans le mouvement de Jupiter 8cde Saturne , des perturbations que se causent mutuellementces deux planètes , annonçoient que toutes les autres dévoientavoir ôc des actions, 6e des inégalités semblables. Celle dontle mouvement nous intéresse le plus , est la Terre qui nousporte, ou le Soleil à qui nous attribuons son mouvement parune vieille erreur qui n’est plus que dans le langage. Le SoleilTerne III Y