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donc est fastre dont il nous est le plus important de connoîtrcle mouvement apparent : ce mouvement est la mesure de tousles autres ; il n’y a presque point de calcul qui nc suppose unlieu du Soleil. Si nous manquons de Tables exactes pour lecalculer, chaque pas que nous voudrons faire fera une erreur.Les Tables de cet astre font un présent que M. de la Caille afait à. l’Astronomie Si à son siécle ; elles sont affez bonnes poureffacer toutes les autres plus anciennes, Si pour rester long-tems les meilleures. Mais la Terre doit obéir à faction desplanètes voisines; Jupiter, Vénus, la Lune même peuventdéranger plus ou moins fa course annuelle , Si ces dérange-mens nous seront sensibles dans la marche apparente du Soleil.L’Académic des Sciences de Paris demanda pour le sujet duprix de i 7 5 6 , la théorie de ces dérangemens. M. Euler , quile remporta , prit un point de vue plus vaste ; il établit unethéorie générale de faction mutuelle de deux planètes quel-conques f une fur f autre. La Terre troublée par Jupiter, Vénusou la Lune, n'en étoit qu’un cas particulier (a). M. Clairauttraita auísi cette question dans un très - beau Mémoire; ildonna toutes les inégalités que ces trois planètes causent aumouvement de notre globe ( b). M. de la Caille se hâta d’enri-chir ses Tables du Soleil de ce nouveau moyen de perfection.Le calcul {c) devint encore plus conforme aux observations, Scgrâce à la Géométrie , les résultats de la science humaineapprochèrent de plus près ceux de la nature. AI. de îa Landeappliqua cette théorie de M. Clairaut au mouvement de Mars,troublé d un côté par Jupiter, Si de l’autre par la terre. Cesinégalités peuvent monter à deux minutes (d ), Si par consé-
(a) Recueil des prix , Tome VIII. (c) Mcm. de l’Acad. des scienc. 1757
(i) Mém. de l'Acad. des Scien. 17J4, p- n6-k- ju. {d)IÍ>id. I7J7, p. X 04 J 1761, p- *j>
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