DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i 7 i
quent ne doivent pas être négligées. M. Mayer y appliquaégalement la théorie de M. Euler, Sc trouva les mêmes quan-tités. M. de la Lande détermina ensuite les inégalités dc Vénus;elles peuvent aller à trente secondes (a). Le P. Walmcíley ,Géomètre Anglois , connu par plusieurs recherches analyti-ques , Sc entr’autres par celle du mouvement des apsides desplanètes , a calculé ces inégalités de Vénus , Sc a trouvé desrésultats conformes à ceux de M. de la Lande (b).
Tous ces dérangemens que les planètes se causent sont sem-blables à ceux que la Lune éprouve du Soleil ; ce font d’aborddes inégalités dans le mouvement qui leur fait parcourir leurorbite ; mouvement ralenti dans une partie de la course, Scprécipité dans l’autre : c’est ensuite un petit mouvement im-primé aux lignes des apsides Sc des nœuds, mais direct; pourles apsides, Sc rétrograde pour les nœuds; c’eít enfin un chan-gement encore plus leger dans sangle de l’inclinaifon de sor-bite (c). Ces altérations plus grandes, plus sensibles dans sorbede la Lune, parce que le Soleil qui les produit est; puissant,font très-foibles dans les autres orbes , où elles font dues à desplanètes bien inférieures en force. Ce font les mêmes effets »mais en petit.
Ces legers mouvemens des apsides Sc des nœuds des pla-nètes font plus ou moins d’accord avec les observations , parceque les observations font plus ou moins incertaines fur la déter-mination de ces quantités, qui ne peuvent se manifester qu’ens’accumulant , Sc dont le tems amène Sc perfectionne lente-ment la connoissance. Mais comme l’industrie de l’homme íe
(a) Mém. de l’Acad. des Scien. 1760,p. 309.
(b) Trans. philos. 1761, p. 300.
(f) Ce changement dc rinclinaison, pro-
duit par les perturbations étrangères, n’estsensible que dans l’orbitc de la Lune ; il estinfiniment petit dans toutes les autres pla-nètes.
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