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la masse de Vénus , qui nc peuvent être évalués que d’unemanière hypothétique. On ne doit donc en attendre qu’un résul-tat incertain 6c vague , du moins dans certaines limites ; ilparoît feulement que la théorie donne plus que l’observation.Cette différence appartient peut-être à quelque cause incon-nue, ou à l’imperfection de nos méthodes. Les bornes de notrenature se retrouvent partout ; nous n’avons des lumières quepour aller jusqu’à un certain terme, ou ces lumières nous man-quent, 8c où l’obscurité commence. Mais en-deçà de ce termeoù subsiste une clarté vive Lc qui n’a rien de trompeur , nouspouvons dire que la diminution de l’obliquité de l’écliptiqueest un fait de la nature, Lc que ce phénomène appartient àfaction lente, mais durable des planètes fur l’orbite de la terre.Une remarque intéressante de M. Euler fur cet importantobjet, c’cst que la variation de l’obliquité de I’écliptique estun phénomène périodique. Cet angle n'est point assujetti àune diminution éternelle ; celle que nous observons est I’effetd’une oscillation ou d’un mouvement libératoire. Arrivée à unecertaine grandeur, l’obliquité de l’écliptique cessera de dimi-nuer Sc commencera à augmenter, pour s’élevcr à la grandeurpremière dont elle est descendue. II n’est pas possible de déter-miner la quantité Lc la période de cette oscillation ; on peutdire seulement que la quantité doit être de plusieurs degrés ,Sc que la période doit embrasser une multitude de siécles. Nousdevons remarquer à Thonneur de Xepler, qui fut le fondateurde l’Astronomie physique Lc lc précurseur de Nevton , qu’ilavoir pensé que l’obliquité de l’écliptique , après avoir decrupendant un très-long tems, s’arrêteroit pour remonter jusqu’àune certaine grandeur (a). Ce grand homme devinoit tout ;
(«) Keplct Epit. Astr. Cop, Lib. YHI. p. 511,
Méra. Acad. des Scien. 1734, p. 117,