DE L’ ASTRONOMIE MODERNE. 177
inverse du carré de leurs distances , les sphères seules , dansle nombre infini des corps composés de ces molécules, 6c di-versement figurés , conservent la même raison d’attraction, 6cattirent en nuise, comme chaque molécule attire en particu-lier. Toute autre figure que la sphère agit suivant une autreloi. Or nous avons dit (u) que si f attraction ne décroît pasexactement, comme le carré des distances, il en résulte néces-sairement un mouvement dans l’apside, les nœuds en éprou-vent un semblable. Les sphéroïdes applatis des planètes diffèrentpeu de la sphère, la loi de la gravité est peu changée ; maisdans les choses de la nature, une legère différence peut avoirquelquefois de grands effets. Nous parlerons bientôt de ceseffets. La grande question étoit d’examiner faction mutuellede ces satellites les uns fur les autres ; nous en avons été occupésdepuis x 7 6 i jusqu’en 1766 {b). Cette question parut affez im-portante à l’Académie des Sciences de Paris , pour en faire lesujet du prix de 1766, prix qui fut remporté par M. de laGrange. Si nos recherches nous avoient fait entrer précédem-ment dans cette carrière , nous ne prétendons point , dans lecompte que nous allons rendre ici , nous placer à côté de cegrand Géomètre ; nous disons fans modestie qu'il nous suffitde marcher à fa suite. M. de la Grange s’est proposé de nou-veau le problème des trois corps ; il l’a résolu à sa manière ,avec son génie , & par une analyse profonde Lc ingénieuse.Pour nous , nous avons fait usage de la solution que nousavions déjà employée pour déterminer faction du Soleil; Le lepremier honneur de nos résultats appartient à M. Clairaut. Sinous citons ici plus nos résultats que ceux de M. de la Grange,
(£) Bailly, Mém. Acad. des Scie». 176;,
r- r 77.
(a) Supra , Hist. de l’Astc. mod. Tome II,page joi.
Tome III.
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