I 8 ! HISTOIRE
de Jupiter sur son écliptique, inclinaison que l’on avoir évaluéeà trois degrés , mais par des conjectures qui n’étoient rienmoins que décisives (cr), est réellement à peu près de cettequantité » ou plus précisément de 3 0 4', Sc égale à l'inclinai-fon du premier satellite; en sorte que cc satellite se meut dansIc plan de l’équateur de Jupiter, & qu’il n’a point de nœudsqui puissent être déplacés fur cette orbite. La seconde conclusionest que la masse de Jupiter n’est point homogène. Nous avonsdéjà dit que dans le cas de l’homogénéité , l’applatissemcntde cette planète scroit de -ûss; l’applatissement observé dc-^%prouve que la matière qui compose ce globe n’est point par-tout également dense. Nous avons tiré de la quantité de l’ap-platissement la loi des variations de cette densité; «Sc au moyende cette loi supposée , le mouvement des nœuds du second surl’équateur de Jupiter, ou sur l’orbicc du premier satellite quis’y confond, s’est trouvé réduit à 9 0 16', au lieu dc 2 o° 3 4/ (« 4 ).On volt que la nature nous a réservé des moyens pour démêlernon feulement ce qui sc passe sur les globes infiniment éloi-gnés , mais encore dans leur intérieur. Nous voyons que lamatière de Jupiter n’est point homogène par deux phénomènesobservés qui nc permettent point dc doute ; nous en sommespeut-être plus sûrs que de l’hétêrogénéité de notre propre globe.En conséquence dc cette détermination , il ne reste des 1 t°du mouvement des nœuds du second satellite que z° 34/, quiappartiennent à faction du premier ôc du troisième. Cettequantité comparée à l’inégalité du même satellite dans sonorbite , inégalité qui est due aux mêmes actions, il n’est pasdifficile dc déterminer les masses qui y donnent lieu. Celle dupremier est environ la vingt-cinq millième partie , 8 c celle du
(*j) M. de la Lande, Astr. art, 3111.
( 6 ) Eailly , Méin. Acad. Scien. 17 66 ,