DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 185
fur cette orbite , il s’éloigne insensiblement de fa place, Scemportant avec son orbe tous les orbes qui y font attachés ,il parcourra l’écliptique de Jupiter , Sc transportera dans tousfes points le phénomène singulier de cette libration (a). Si nousnous sommes arrêtés , avec une forte de complaisance » àdécrire ces résultats, nous espérons qu’on ne l’attribuera pasau désir de parler de nous, ni de nos recherches ; nous y avonsété portés par la grandeur des objets, par la magnificence duspectacle de ces phénomènes variés Sc singuliers , Sc fur - toutpar la nécessité de montrer l’accord du principe de la gravita-tion avec ces phénomènes. Nous suivons la nature, en écri-vant une partie de son histoire ; Sc nos récits doivent être plusdétaillés , lorfqu’elle est plus féconde Sc plus variée.
La nature, malgré cette variété, doit fe retrouver la mêmequand elle fe manifeste dans des circonstances semblables. Lesorbites des six planètes principales font dans le grand systèmesolaire ce que les orbes des quatre satellites font dans le sys-tème de Jupiter ; on doit donc s’attendre à y retrouver lesmêmes phénomènes. Nous l’avons dit , les nœuds de toutesles planètes rétrogradent. On avoir calculé ces changcmenspar la théorie de la gravitation : mais on les avoir considéréstous à part ; Sc ces vues partielles font toujours fautives , oudu moins suspectes. Les effets simultanés fe compliquent Sc femodifient; si ces modifications n’ont point d’infiuence sensible,il faut s’aífurer qu’elles n’en ont pas. M. de la Grange, aumoyen de l’analvfe profonde qu’il avoir employée à la recher-che du mouvement des nœuds des satellites , fe trouvoit enétat de suivre avec avantage celle du mouvement des nœudsdes planètes. II envisagea la question fous le point de vue le
(a) Elsai sur les satellites de Jupiter, p. Ut
Tome III.
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