DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 193
confiance aux calculs qui dévoient lui donner la période dei 68 r à 1758. II trouva enfin qu’elle devoit être alongée de100 jours par faction de Saturne , Lc de 5 1 S jours par cellede Jupiter. Au lieu de 7 5 moins 41 jours, elle devoit doncêtre de 76 ans ôc i 1 1 jours ; 6c comme la comète de i 68 ravoir passé à ton périhélie le 1 4 Septembre, elle y devoit re-passer lc i 3 Avril 1759. M. Clairaut rendit compte de tontravail dans Passemblée publique de l’Académie, le 14 Novem-bre 17 5 8 ; il exposa sa prédiction avec lc ton modeste qui luiétoit propre, ôc en homme fait pour apprécier toute la déli-catesse des opérations qui soudoient cette prédiction. » On« sent, dit-il, avec quels ménagemens je présente une telle« annonce , puisque tant de petites quantités, négligées néccs-« saircmcnt par les méthodes d’approximation , pourroient»> bien en altérer le terme d'un mois , comme dans le calcul» des périodes précédentes (a).
L’erreur fut telle que M. Clairaut l’avoit soupçonnée; il yeut un mois de différence entre le retour prédit Lc le retourréel. La coxnete, qui se remontra dès la fin de Décembre 1758,fut dans son périhélie le 1 5 Mars 1759; M. Clairaut revitson calcul Lc réduiss l’crreur à îî jours. De quelque manièrequ’on envisage cette erreur, soit qu’on la compare à la duréede la révolution , dont elle n’est que la 9 îo c partie environ ,soit qu’on la compare à l’altération même de la période, dontelle seroit un 10 e , quand on considéré d’une part, qu’il a fallusuivre la comete à des distances énormes, calculer faction répétéedes planètes fur elle presque à chaque pas, ôc de l’autre qu’ona cependant tracé fa route Lc réglé fa marche, assez exactement
(a) Théorie des comètes.
Tome III.
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