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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 203l’orbite de la comete coupe celle de la terre à la distanceconvenable : cela ne suffit pas , la seconde condition doit êtreremplie ; il faut encore que la comete ôc la terre se trouventdans ce point commun de leur orbite. Or les élémens n’ontété altérés , pour remplir la première condition , que parun changement qui n’est point de nature à s’arrêter là ; lemême changement répété éloignera pour jamais le dangerqu’il avoir amené. Ce danger ne peut donc durer qu’un petittems, & il faut que la terre qui parcourt un grand orbe dansune année, se trouve dans ce petit tems au point nuisible, fiCfie que la comete qui s’éloigne fie revient lentement, dont larévolution embrasse un grand nombre d’annécs , se trouveauffi au même point dans ce même tems limité. Ces élémenss’alterent , la terre fie la comete se meuvent par des forcesdifférentes fie diversement combinées ; les effets se succèdentfie Raccompagnent avec une marche différente. C'est cettedifférence de marche qui sait que tout se conserve dans unmonde oh tout tend à sc détruire. Il ne peut y avoir mouve-ment fie action sans réaction ; dès qu’il y a des forces oppo-sées , il peut y avoir combat ; mais la diversité des directionsfait que ces forces sc modifient sans se détruire, fie que dansrimmensité de l’espace, oh peuvent se croiser tant de routes ,les corps paffent à coté les uns des autres fans se nuire.

Après avoir montré que la rencontre exacte est commeimpossible , M. du Séjour examine ce qui réfulteroit d’unegrande proximité dans le nombre des comètes connues ; il n’yen a que sept, qui aient approché de l’orbite de la terre plusprès qu’un million de lieues ; ce font celles de 8 37 , 1 61 8 ,i 68 o , 1702, 1743, 1763, 1770, mais aucune n’estarrivée à une proximité nuisible. La comete de 1780 est cellequi peut approcher le plus près de la terre, c’est-à-dire,

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