DE GASTRONOMIE MODERNE. ioy
augmenteroit le grand axe de notre orbe de Sc alongeroitl’année de deux jours dix heures. Cet effet deviendroit plusplus grand , à la vérité , si on augmcnroit la masse de lacomcte; mais tous les phénomènes ont indiqué jufqu’ici queles comètes connues n’ont qu’unc très-petite masse. 11 y a loinde cet alongement hypothétique de Tannée à un changementassez grand pour nous faire abandonner le soleil , Sc nousforcer à suivre un astre étranger. On a cru encore que la lunepouvoir avoir été une comete. M. du Séjour trouve que toutesles comètes, qui ont une vitesse sensiblement plus grande quecelle de la terre , ne peuvent jamais devenir les satellites. ATégard d’une comete, qui marcheroit avec une vitesse peu dif-férente , M. du Séjour n’ofc prononcer fur ce qui arriveroit ;mais il remarque que, si une comete devenoit notre satellite,ce ne leroit pas pour long-terris. Son orbite primitive est au-tour du soleil; c’est le centre naturel de fes mouvemens. Toutdans Tunivcrs n’est que vicissitudes Sc retours ; lorsque la fuitedes révolutions rameneroit les mêmes positions respectives dela terre Sc de la comete , le soleil reprendroit fur elle Tempircqu’il avoit eu précédemment, Sc la comcte recommenceroitune nouvelle trajectoire autour de lui : d’où M. du Séjour croitpouvoir conclure que la terre ne doit point espérer d’acquérirun nouveau satellite , Sc qu’elle ne doit point craindre dedevenir satellite d’une comete.
Comme le problème de déterminer le ccms du retour descomètes, souvent troublées par des perturbations étrangères,est infiniment intéressant, comme on attend en 1790 unecomete qui a pu être dérangée dans son cours , TAcadémiedes Sciences de Paris a cru devoir demander en 1780 unethéorie des perturbations que peuvent éprouver les comcres ;c’est absolument le même problème dont M. Clairaut a donné