\ii HISTOIRE
droit fera la quantité moyenne de ces inclinaisons. Ces astresportent donc les caractères du hasard qui les a lancés , ou del’indiíFérence de choix qui les a dispersés. II n’y a point decause générale qui les ait fait mouvoir plutôt dans un sens quedans un autre, ni dans un plan, ou près d’un plan déterminé.Plusieurs différences les distinguent des planètes ; tandis quecelles-ci font lourdes pesantes , les comètes qui voyagent stloin , semblent légères de maffe , soit qu’elles ayent beaucoupde volume &. peu de matière , ou qu’clles ayent un petitvolume proportionné à ce peu de matière (a). Les planètesassujetties , comme elles , au soleil , semblent en dépendredavantage ; elles en font plus près , elles se meuvent dans desellipses qui s’écartcnt beaucoup moins du cercle Sc qui n’ontpoint la forme alongée des orbes des comètes. Les probabilitésnous autorisent donc à croire que ces deux especes de corpsfont différons par leur destination Sc par leur formation.Quelles que soient les causes, qui ont dispersé les corps célestesLc réglé leurs mouvemens , il y en a une particulière qui a
(u) Cette opinion de la legcreté des co-mètes , ou de leur foiblc masse attractive ,est l'opinion générale; elle est sondée furquelques faits. (Voyez Supra , pag. 196.).Cependant M. Winthrop suppose que loslimites d’attraction du soleil & d'unc co-mète partagent leur distance réciproque enraison sous-doublée de leurs quantités dematière. Ensuite, en partant de l’opinionde Newton, que les chevelures des comètesfont des vapeurs qui s’élevent de leur globe,il fait voir que ces vapeurs ne doivent pointpasser ces limites. II s’ensuic qu'en mesu-rant 'e diamètre de la chevelure, lorsqueles distances de la comete au soleil & à laterre forment un angle droit, on a la dis-tance de ces limites au centre de la comèteíc du soleil ; on en peut donc déduire lerapport de leurs masses, & si on a mesuré
le diamètre du noyau de la comete , on asa densité. C est ainsi que M Winthrop atrouvé que la comete de 1665 étoit troisfois & demie plus dense que la terre , Sccelle de 1681 environ une fois moins ; eequi est conforme à la loi de Newton _ queles corps les plus proches du soleil fontles plus denses. La comete de >1661 a eneffet approché une fois plus près que cellede 1681 , ( Transactions philosophiques ,1767 , page 1 ; z ). hiais ccttc loi , régléefur la proximité , ne peut servir à compa-rer les comètes qu’avcc clles-mcmes. Lors-qu'on voudra comparer leur densité à celledes planètes, il est plus naturel de sc ré-gler fur leur éloignement > & alors la loide Newton nous indiquera que les comètes,qui s’écartcm à des distances énormes, doi-vent avoir très-peu dc masse.