DE L’ASTÎl ONOMIE MODERNE, rrz
décidé le sens du mouvement dans lequel se meuvent les sixplanètes & leurs dix satellites , qui a resserré ces mouvemensdans une zone étroite du ciel. Quoique nous ne connoislìonspoint cette cause , c’cst beaucoup de pouvoir dire qu’il y en aune. M. Daniel Bernoully présume que cette cause est dansPatmosphère du soleil. Cette atmosphère est proportionnée àla grandeur du corps qu’elle entoure ; elle s’érend a u loin , &le soleil tournant sur son axe , la forçant de Paccompagnerdans son mouvement de rotation , comme Pair accompagnela terre, frappe au moyen de ce levier, tous les corps qui serencontrent dans la direction de ce mouvement. Les corps yrésistent par leur masse Sc par leur inertie ; c’est pourquoi lesplanètes ne se meuvent pas avec la même vitesse que l’atmos-phère solaire, Sc ont des révolutions beaucoup plus longuesque le rems de la rotation du soleil. Mais toutes ont été obli-gées de céder à cette action, de suivre le sens du mouvementqu’ellc imprime , Sc de se ranger ou dans le plan , ou très-prèsdu plan de l’équateur solaire. L’action de cette atmosphèredoit être proportionnelle à sa densité , 6c cette densité plusgrande près des bords du soleil , décroît en raison inverse ducarré de la distance ; mais elle augmenre aussi en s’éloignantde cet astre , parce que la chaleur diminue. Ces deux causessc modifient, Sc la plus grande densité peut être placée suivantle besoin , Sc par hypothèse , ou plus près , ou plus loin dusoleil. On voit d’abord que pour expliquer tout, Patmosphèredoit s’étendre jusqu’à Saturne ; c’est beaucoup sans doute (a).Ces limites posées , on apperçoit pourquoi les comètes semeuvent à cet égard par des loix particulières ; c’est que
(a) M. de Mairan, par certaines mesures, (Aurore boréale , p. 16). Mais l'étendre jus*
a estimé quelle atteignoit au moins l’oibc qu’à Saturne , c’cst l’étendre huit ou dix
dc Ja Terre, & pouvoit passer au-delà. fois plus.