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Tome troisième.
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**4 HISTOIRE

s’éloîgnant fort au-delà de Saturne , l’atmosphère solaire ne lesatteint pas, Sc les laisse libres de suivre les causes primitives Scdifférentes qui les ont mises en mouvement. En même tems ,les atmosphères particulières aux planètes imposent des loixsemblables aux satellites. En effet les quatre, qui accompagnentJupiter, se meuvent dans le plan de son équateur. Les quatrepremiers satellites de Saturne se meuvent dans le plan de sonanneau , Sc très-vraisemblablement dans celui de fa rotation.Si le cinquième s en écarte, si la lune s’écarte aussi da plan del’équateur terrestre , c’est par des raisons qu’il seroit trop longde détailler ici (a) ; une vue générale nous suffit. Cette causeest sans doute très-hypothétique ; elle peut donner lieu à beau-coup d’objections. Mais quand on considère d’une part l'iden-tité du mouvement des planètes Sc de la position de leursorbites , Sc que de l’autre on voít le soleil tourner sur sonaxe dans le plan ryême de ces orbites, dans le même sens queces planètes , entraîner avec lui une atmosphère qui doit êtrepuissante comme lui, qui est infiniment étendue , qui peutagir au loin, on est fort tenté de penser que ces différens estersse tiennent , Sc que les uns font la cause des autres. Kepleravoir senti la nécessité de cette cause, il s’cn est servi commeM. Bernoully ; Sc avant que les phénomènes sussent décou-verts , il avoit créé l'atmosphère solaire Sc deviné la rotationdu soleil.

Les planètes ont encore une ressemblance singulière ; c’estque leur mouvement de rotation se fait dans le même sensque leur mouvement de translation. Sur quatre planètes dontla rotation est connue , Vénus feule offre un phénomène par-ticulier ; elle tourne fur elle - même perpendiculairement au

(2) Piece 6» prix 1734 ? pag, ioj 5 c íuiv.