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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. rrzplan de son orbite; mais Jupiter, Mars ôc la Terre tournentfur eux-mêmes , comme ils íê meuvent d’occidcnt en orient.Cette nouvelle ressemblance confirme encore l’identité de lacause du mouvement. M. de Fontenelle (a) a cru 1’expliquer,en examinant ce qui arrive aux boules qui roulent. II résulteen effet de ce mouvement une rotation un mouvementautour de leur centre. Mais ce mouvement est perpendiculaireà la ligne qu’elles décrivent, au plan dans lequel elles se meu-vent; il est semblable à celui de la rotation de Vénus, maisentièrement différent du mouvement des autres planètes. JeanBernoully, illustre pcrc de M. Daniel Bernoully , a rencontréplus heureusement. Lorsqu’un corps est lancé par une impulsion,tout dépend de la direction du coup, ÔC du point où ce corpsa été frappé : si la direction a passé par le centre de gravité ,la matière de ce corps, qui se balance ÒC sc sait équilibreautour de ce centre, obéissant dans fa totalité à faction im-primée , cn a suivi la direction ; si au contraire le coup n’avoicfrappé qu a la circonférence du globe, une petite partie cnauroit reçu seule l’impresiion, comme elle tient à la masse,il en auroit résulté uniquement une rotation de cette partie ,& de la masse entière autour du centre, fans translation. Maissi la direction du coup a passé au-dedans du corps , &c à quel-que distance du centre de gravité , les deux effets ont lieu à lafois : une partie de l’cffort produit un mouvement de transla-tion de tout le corps, l’autre un mouvement de rotation ;rotation qui est d’autant plus lente , que la direction a passéplus près du centre où cette rotation auroit été nulle. JeanBernoully déduit de ces principes que la Terre a dû être frappéeà une distance du centre égale à du rayon , Mars à ,

(a) Pluralité des mondes, pag. 45.

Tome III.

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