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Tome troisième.
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HISTOIREêc Jupiter à ,V S (a). M. d’Alcmbert, examinant quel coup &quelle direction ont pu produire la rotation singulière de laLune, trouve que cette planète a dû être frappée précisémentcomme la Terre à -rh e de son centre {k). II est vrai que cesrésultats supposent que les deux planètes soient homogènes ;mais il y a lieu de croire que cette ressemblance fubsisteroitencore, quand elles ne le ícroient pas. II p a roi t donc que lemouvement de translation Lc celui de rotation ont une seuleLe même cause ; ils dépendent tous deux de la manière dontcette cause a été appliquée. II p a roi t encore que la Lune Le laTerre, qui sont enchaînées plus particulièrement Pune à l’autre,ont été semblablement frappées. Tout semble donc prouver,dans le mouvement des seize planètes qui entourent le Soleil ,dans la disposition de leurs orbes, dans la formation de ce vasteassemblage , & l’idcntité de cause, ôí I’idcntité de tems.

Mais dans ce système , les liens de tous ces grands corpsne peuvent-ils pas se détruire , ou du moins se relâcher ? Cesmouvemens dans I’espace autour du centre sont-ils inalté-rables ? Ces questions font difficiles ; pour y satisfaire , noussommes encore bien jeunes fur la terre 5c dans les sciences.Tout vieillit avec nous : tout doit finir fans doute ; mais lesgrands ouvrages de la nature ont une vie si longue, que nousvieillissons , nous mourons , fans voir leurs progrès vers ladécrépitude. Nous allons dire cependant ce que les généra-tions , qui fe font succédées , ont vu ou pensé de ccs altéra-tions. La plus difficile à constater feroit celle du mouvementde rotation. Nous ne pouvons mesurer un mouvement que parun autre. Si nous avions une horloge dont la marche fût par-

( a ) Btrnoully Optra, Tome IV jp. 1S3.

(A) Recherches fur le fyst. du monde,Tome II, p. 15 j.