2i§ HISTOIRE
logie nous autoriscroit à supposer une variation semblabledans le mouvement diurne de la terre. Le P. Walmeflcy a vuque l’èlévation des marées , qui change deux fois par jour laforme de la terre , modifiant faction du soleil sur elle , pour-roit altérer la révolution diurne ; mais l’esset n’est que lavingt-quatrieme partie d’une seconde de tems ; il est périodi-que Sc s’accomplit dans l’intervallc d’un solstice à l’autre (a).11 est semblable à celui que Dominique Caflìni a soupçonnédans Jupiter; Se par fa petitesse il est inobservable. II n’y adonc que les observations de Jupiter qui puissent quelque journous éclairer à cet égard ; Sc encore l’inégalité de fa rotationne pourroit être transportée Sc supposée dans notre globe quepar conjecture ou par analogie. L’altération successive Sc cons-tante de la rotation dc la tcire se roi t aussi difficile à connoître,parce que, nous l’avons dit, nous ne pouvons que comparer entreeux les mouvemens célestes; il en sa u d roi t un invariable pourservir de mesure commune. Nous avons choisi la durée du jour;mais fi nous sommes en doute fur cette durée même , nous nesaurons où prendre les moyens de déterminer ion inégalité. 11 fautdistinguer dans les soupçons qu’on peut avoir de l’inégahté dumouvement diurne de la terre, ceux qui seront fondés fur une causeconnue Sc évidente d’altération , de ceux qui naîtroient d’uncsimple possibilité, Sc de l’opinion que tout varie Sc tout changedans la nature. M. Euler pensait il y a quelque tems que laforce de Jupiter diminue considérablement le mouvement an-nuel de la Terre, Sc que cette diminution scroit très-scnlìble,si le mouvement diurne ne s’étoit pas accéléré en proportion {b).Niais les recherches qui ont été faites depuis, ont pu le fairechanger d’opinion à cet égard. On dit bien que le vent eons-
sraní. philos, j7 j 8 , p. 805.
G lbid. 1743, h°. 454 -