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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. a 57

rendons à Péther une résistance, qui est conforme aux loix dela faine physique , nous sommes forcés , comme lui, par lesobservations. Celles qui ont été faites depuis lui, les anciennesmieux approfondies , nous conduisent à un résultat con-traire.

II étoit naturel de consulter la théorie à cet égard ; l’Aca-démie des Sciences de Paris demanda en 1 762 si les planètessc meuvent dans un milieu, dont la résistance produise un estersensible sur leurs mouvemens. M. Pabbé Bostut remporta ceprix. II trouve que faction de la résistance se borne à diminuerl’axe de Porbite ; 5 c que s’il y a quelque changement dansl’excentricité ou dans la distance des foyers , ce changementne peut être que très-petit. M. Pabbé Bostut a résolu le pro-blème dans deux suppositions différentes; l’une que la densitéde l’éther décroît en raison inverse de la distance , 5 c l’autre,qu’elle décroît en raison du carré dc la même distance. IIconsidéré ensuite Pcffet de la résistance sur le mouvement d’unsatellite tel que la lune ; il trouve pour deux mille ans uneéquation séculaire de 44' 4o*, c’est-à-dire, un peu plus petiteque celle qui a été déduite des observations par M. Mayer.La théorie montre que toutes les accélérations , nées , dans lemouvement des planètes , de la résistance de l’éther, sont liéespar une relation nécessaire ; de manière qu’il suffit d’en con-noître une pour connoître toutes les autres. M. Pabbé Bossuen’a trouvé en conséquence que 15" pour le mouvement duSoleil ou de la Terre en deux mille ans; 5 c des équations sécu-laires encoic plus petites, 5 C absolument négligeables , pourJupiter 5 c pour Saturne. Si Paccélération de la Lune, déduitede cette théorie , ne s’éloigne pas beaucoup de celle qui a étéfournie par les obíervations , il n'en est pas de même de Pac-célération du mouvement de la Terre , qui n'est par cette