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rellement de la première ; il demande si l'attraction agit de lamême manière fur les corps en repos fie fur les corps cn mou-vement. En supposant un tems nécessaire pour la transmissionde la gravité , on conçoit qu’un corps en repos I’attend, il nepeut échapper à son action : mais un corps cn mouvementpeut la fuir ; quelque petit que soit le tems de la transmission,la vitesse du corps peut être si grande qu’il puisse s’y soustraire,du moins en partie. II en résulte une modification dans lemouvement. M. de la Place, ayant appliqué le calcul à cettethéorie nouvelle, a supposé à faction de la gravité une vitesseindéterminée ; il a trouvé en conséquence une accélérationdans le moyen mouvement des planètes. C’est aux observa-tions, qui peuvent faire connoître quelques-unes de ces accé-lérations, à déterminer la vitesse nécessaire pour les représenter.Inéquation séculaire de la lune, établie d’un degré en deuxmille ans par M. Mayer, fournit un moyen. M. de la Place achoisi la vitesse de la lumière pour terme de comparaison , fi Cil a vu qu’il falloir supposer à la propagation de la gravité unevitesse huit millions de fois plus grande. Telle feroit donc lapuissance des moyens de la nature, pour transporter dans sesvastes domaines les effets des causes ! Avec quelle variété 8cquelle étonnante différence, elle a donné aux différens êtres lafaculté de se mouvoir ! L’homme , dans une marche modéréefie suivie, parcourt à peu - près quatre pieds par seconde. Lesparticules de l’air, qui transmettent le son, le portent dans lemême tems, à une distance de cent soixante - quinze toises ;8c cette transmission est deux cent soixante fois plus prompteque la marche de l’homme. La lumière qui nous est envoyéedes astres , en franchit la distance , 8c arrive avec une vitessesix cent mille fois plus grande que celle du son. Enfin la gra-vité, qui gouverne l’univers, 8c qui, comme le despotisme, a
besoin