DE L’ASTRONOMIE MODERNE. t 4 i
besoin d’une activité proportionnée à son empire, fe transporteou se communique avec une rapidité huit millions de fois plusgrande que celle de la lumière !
Cette vîtesle est bien près d’être instantanée ; mais ensiaelle ne Test pas. Le petit tems qu’ellc suppose a des effets sen-sibles, puisqu’il en résulte, dans Pintervalle de deux mille ans,une équation séculaire d’un degré pour la Lune , une de 1 o oui i' pour le Soleil, une de 3 8 r pour Vénus , 6c une de 5°^ pourMercure ; les équations séculaires des trois autres planètes fontinsensibles {a). Cette cause nouvelle décélération, proposée parM. de la Place , sans être ni démontrée, ni encore établie, estassez vraisemblable pour n’être pas rejetée : elle appartient àune très - bonne physique ; elle est conforme à la marche de lanature. Toute action a besoin d’un tems, tout transport, toutmouvement s’accomplit dans une durée. On a cru long-temsque la lumière étoit instantanée; il a fallu que les satellites deJupiter aient été découverts, que leurs éclipses fussent obser-vées, pour nous apprendre que la lumière emploie 8^ k venirdu Soleil jusqu’à nous. Cette vitesse a paru prodigieuse, cellede la gravité le se roi t davantage : mais la nature approfondienous étonne toujours; 6c en fait des prodiges, les grands ne fontpas plus difficiles à concevoir que les autres.
Voilà donc deux causes pour l’accélération du mouvement!des planètes , la résistance de l’éther, 6c la propagation suc-cessive de la gravité. Une accélération , telle que celle de lalune, offre peut- être les effets mêlés des deux causes combi-nées. Quand on ne connoît 6c qu’on ne considéré que cephénomène unique , il n’y a pas de moyen de les séparer. Laraison peut admettre les deux causes ; mais elle n’en peut
(<î) Mím. des Sav. éuang, 1775, p. 17),
Tome III.
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