t 4 ì HISTOIRE
apprécier I’intcnsité que par les phénomènes mêmes. Le pro-blème renferme deux quantirés indéterminées, la vitesse de lagravité êc la densité de l'éther qui produit fa résistance. Onne peut être bien éclairci fur ce point, que lorfqu’on connoîtrales accélérations de trois planètes. Les deux premières servi-ront à sixer la valeur des deux quantités indéterminées : & siavec ces quantités ainsi connues , le calcul représente assezbien la troisième accélération , on fera sûr d’avoir trouvé lavérité. Les causes feront justifiées, leur intensité mesurée; 6cl'efprit humain pourra s’applaudir d’avoir fu peser l’éther , 6cd’avoir suivi la progression rapide de la gravité, dans fa grandecommunication du centré aux extrémités du monde. Maisnous sommes encore bien peu avancés à cet égard : l’accélé-ration de la lune est la feule qui fort bien constatée ; celle dusoleil , fondée fur des conjectures , offre beaucoup de diffi-cultés , 6c d’autant plus qu’elle ne s’accorde point avec lesrésultats des deux causes que nous venons d’indiquer. Toutesles deux ensemble ne donneroient pas une accélération de plusde u*, tandis que nous l’avons supposée de 39. Cette accé-lération ne doit cependant pas être absolument rejetée ; ilreste encore dans le système du monde des causes qui ont pula produire. Les comètes, qui descendent continuellement dansla région des planètes, peuvent, en les approchant, altérerleur mouvement. Cette altération n’est point de nature àcroître avec le tems, elle est une fois imprimée ; c’est l’cssetdu passage de la comete , la comète éloignée n’agit plus, 6Cle mouvement de la planète fe perpétue avec son altération.L’Académic des Sciences de Paris avoit demandé en 1760 sile mouvement moyen des planètes conserve toujours la mêmevîtesse, ou si par la succession des tems , il ne subit pas quelquechangement. M. Charles Euler, fils du célébré Léonard Euler, qui