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Saturne aucune équation sensible. D’ailleurs ces équations sécu-laires n’indiqueroient jamais qu’une accélération; elles seroientdonc insuffisantes 8c même contraires aux phénomènes deSaturne , dont le mouvement est retardé. D’un autre côté ,Faction mutuelle de ces deux planètes Tune fur l’autre, suivantM. de la Place, par la voie de l’approximation , 8c suivantM. de la Grange, par une démonstration rigoureuse, ne peutavoir aucun effet constant sur le moyen mouvement. Voilàdonc des effets qui restent fans cause connue ; l’observationles indique, la théorie semble se refuser à les expliquer. II neparoît pas possible de douter des phénomènes mêmes : ils fontappuyés , à la vérité, fur les observations anciennes , suscep-tibles de grandes erreurs ; mais ces erreurs n’étoient point deíept à huit degrés, comme il faudroit le supposer, pour anéantirl'équation séculaire de Saturne; ces phénomènes ont été remar-qués 8c confirmés depuis près de deux siécles, par un grandnombre d’Astronomes, Kepler, Horroxe, Flamsteed, Maraldi,Halley, Caffini, le Monnier , Wargentin , la Lande , 8cc. Oane peut d’ailleurs refuser de croire à la Géométrie, lorsqu’clledémontre , lorsqu’elle affirme que Faction de Jupiter 8c deSaturne ne peut altérer leur moyen mouvement. 11 semble alorsque ces dérangemens ne puissent être attribués qu’aux comètes:il faut qu’il en soit venu une pour accélérer Jupiter , Sc uneautre pour retarder Saturne ; la chose est possible sans doute.Cependant quand il faut appeler ainsi des astres pour opérerl’effct qu’on demande ; quand on ne peut dire à quel astre il. est diì, en quel tems ÔC par quelle force il a été produit; quandon ne peut montrer la relation de l’essec à la cause, cette ma-nière de refondre les difficultés ressemble toujours àu Deus exmachina , au dénouement des anciens tragiques. D’aillcurs ilfaut ici deux événemens, Lc placés tous deux dans des circons-