r 4,6 HISTOIRE
dans l’autre moitié pendant un rems plus court, les effets neseront plus complettement détruits; faction, qui aura été ap-pliquée pendant un plus long tems, aura l’avantage ; Sc aprèschaque révolution complette, il restera, toute déduction faite,des effets détruits, une accélération pour Jupiter, Lc un ralen-tissement pour Saturne. Voilà ce qu'a dit Jacques Caffini ( a)en 1746 : il a fait voir que les orbites Sc leurs aphélies étoientplacées de manière à produire cet effet ; il a même estimé ,dans une infinité de positions différentes, la force de Jupiterfur Saturne, tant pour l’accélérer que pour le retarder, & ila trouvé que les sommes de ces forces étoient entr’elles comme3 5 1 9 àz 5 z 6 ; d’où il semble résulter évidemment un ralen-tissement pour Saturne. Jacques Cafiini a montré que, commecet effet tenoit à la position de l’aphélie Sc de la ligne desabsides, il s’anéantiroit Lc deviendroit même contraire aprèsune demi-révolution de cette ligne ; révolution infinimentlongue , puisque les aphélies avancent si lentement dans leciel. M. Euler en i 7 5 r, dans fa piece qui a remporté le prixde l'Académie des Sciences de Paris, trouve, comme JacquesCaffini, par une première approximation, un ralentissementdans le mouvement de Saturne, une accélération dans celuide Jupiter, qui tous deux dépendent de la position des aphé-lies. Ces effets ont la même période que la révolution de cespoints ; Sc lorsque les positions des aphélies seront contraires,les effets le feront auffi. Le ralentissement deviendra une accélé-ration , Sc I'accélération un ralentissement ; les résultats de lathéorie étoient alors assez conformes aux phénomènes observés.M. de la Grange, venu après M. Euler, a d’abord trouvé desrésultats semblables. M. de la Place , en pouffant plus loin
(a) Mém. de l’Acad. des Scicn. 174 6 , p. j(j.