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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 247

i’approximation , a détruit ces résultats ; &c la théorie n’indi-que plus aucune altération constante. M. de la Grange mêmea démontré depuis qu’il ne peut en exister aucune dans lasolution du problème Nous n’avons rien à opposer au témoi-gnage de sa démonstration. Mais il faut distinguer deux especesd’équations séculaires. Les unes croissent à l’infini; elles dépen-dent d’une cause invariable & toujours subsistante , qui sanscesse accumule les effets. Telle est l’altération qui peut naîtrede la résistance de l’éther, ou du tems employé à la propa-gation de la gravité. Les autres ne font pas des équationsséculaires, mais elles peuvent se présenter sous la même appa-rence. Toute équation , ou toute inégalité, qui affecte le mou-vement des planètes, a une période pendant laquelle elle croît,décroît, s’anéantit Le se renouvelle. Les périodes de ces diffé-rentes inégalités font plus ou moins longues : il en est quisurpassent de beaucoup le tems de la révolution de la planète;telles font celles qui dépendent du mouvement de l’aphélie. IIest donc possible que dans les dérangemens qu’ur.e action étran-gère imprime à un corps mu autour d’un centre, il y en aitqui ne s’accomplissent qu’après un grand nombre de siécles;destinés à croître pendant un long tems , ces dérangemens semanifesteront pendant un certain nombre de siécles , commeune inégalité constamment croissante , comme une véritableéquation séculaire. Car les observations, sur-tout les anciennes,ne font ni assez suivies, ni assez précises, ni peut-être mêmeassez anciennes , pour laisser appercevoir les degrés d’accroif-fement Sc de diminution, qui rendent ces inégalités variables.Nous n’avons pas encore eu assez de tems pour que l’observa-tion nous éclaire à cet égard ; c’cst à la Géométrie à chercherfi faction mutuelle de Jupiter Sc de Saturne l’un fur l’autrene peut pas produire des équations de cette forme. Le mouye-