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vations ne font pas contraires à ces indications de la théorie.L’équation du centre du soleil ne laide appcrcevoir , à lavérité, aucune diminution , lorsqu’on compare celle que nousobservons aujourd’hui à celle qui résulte des observations deWaltherus; mais une variation de 3 i\ relative à un intervallede 150 ans , seroit sans doute peu sensible par ces obser-vations. Cependant nous ne devons pas dissimuler que lesanciennes déterminations donnent toutes une équation ducentre du soleil plus grande, au lieu de la donner plus petite;,celle de Ptolémée eíl de i° 1 3 ; celle des Siamois de i° 1 z' ;celle des Indiens à peu près la même ; enfin celle desanciens Persans est de i° o 30 : & il faut observer quecette dernière , trouvée dans les Tables persannes , en accom-pagne d’autres fort exactes , telle que celle de l’année solaire ,qui est fixée à 365' ^ 3"^. Si on pouvoit sc fier entière-
ment à ces anciennes déterminations, on croiroit que cetteéquation diminue au lieu d’augmenter ; mais les résultats pré-sentés seuls , 6c dénués des observations qui les ont fondés ,nous laistent toujours dans un doute légitime. Les autres équa-tions du centre qu’on a pu examiner, font celles de Saturne 6cde Jupiter ; on soupçonne une diminution dans celle de Sa-turne {a ), qui confirmcroit les théories de M M. Euler &c dela Grange (b). M. Wargentin a supposé la variation de l’équa-tion du centre de Jupiter de 1 1 5*, & nous de \ 47* parsiécle. Ces quantités font presque doubles de celles qu’indiquentles théories de M. de la Grange 6c de M. de la Place , qui nedonnent guères qu’une minute ; mais il faut avouer que lesobservations anciennes peuvent être aster suspectes pour rendredouteuses non seulement U quantité , mais l’existence de la
(a) M. de la Lande, Astron. Tome II ,
p. 60.
(b) Mém. de Turin. Tome III, p. 378.Piece du prix de 1748, & de 17;».