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Tome troisième.
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z 5 i HISTOIRE

variation. II n’y a donc rien de bien décidé sur íe changementde la forme des orbites. La théorie l’annonce, les phénomènesne s’y opposent pas formellement : mais il faut fc ressouvenirque le changement feroit périodique 8c alternatif; en forte quel’excentricité, après avoir augmenté jusqu’à un certain terme,s’arrêteroit pour diminuer. C’est fesse t d’une action appliquéetantôt dans un sens ôc tantôt dans un autre ; les résultats ontlieu tour à tour , en plus Sc en moins , conformément à labalance qui existe dans toute la nature, où les forces opposéesentretiennent le mouvement, en tendant toujours à l’équilibre.Cette altération n’est point du même ordre que celle qui peutnaître de la résistance de l’éther ; si cette dernière existe, c’estune cause toujours agissante, une cause destructive & réservéeà de grandes transformations dans Pimmcnfité des siécles.

Dans le nombre des phénomènes célestes, il en est qui res-teront peut-être toujours les objets de nos conjectures. II estbien prouvé fans doute que les comètes ont des révolutions 6cdes retours périodiques ; la partie de leur orbe qui nous avoi-íìne, la partie observable approche infiniment de la paraboleSc s’y confond , même dans les observations. Si l’obliquité del’impulsion primitive, ayant lancé les comètes dans une direc-tion peu différente de celle de la force centrale, leur a permis ungrand éloignement, Sc cet alongement dans leur route, qui lescaractérise; ces caractères peuvent appartenir à certaines hyper-boles, comme aux ellipses fort alongées. Pourquoi donc toutesles comètes décriroient-elles de longues ellipses, tandis qu’il n’ycn auroit point qui décrivissent des hyperboles ? Ce qui déter-mine la courbe, ou la route que le corps doit parcourir, c’est ledegré de fa vitesse a u moment où il est lancé. On sent qu’il peuty avoir un nombre infini de degrés de vitesse. Pourquoi lescorps n’auroient-ils reçu que ceux qui font décrire des ellipses?