, 5+ HISTOIRE
toutes celles que nous observons ont des routes elliptiques ouparaboliques , les autres ont disparu & n’existent plus pournous.
La traînée lumineuse, qui accompagne quelquefois les comètes,cette queue souvent si étendue, &. jadis si effrayante, quoiquevisible & mesurable , est encore un phénomène dont la vraiecause sera peut-être toujours inconnue, quand ce ne seroit quepar la difficulté du choix, entre des explications également vrai-semblables. Newton a pensé que ces astres, paffant d’un éloi-gnement considérable à une grande proximité du soleil, étoientexcessivement échauffés ; &c que les vapeurs volatilisées s’éva-poroient fous la forme d’une fumée blanchâtre, 6 c se rangeoienten colonnes du coté opposé. M. de Mairan a imaginé que lescomètes, traversant l’atmosphère solaire, se chargcoient des par-ties lumineuses qui le composent , ôc ìe§ traînaient à leur fuite.M. Oliver a un système différent ; il pose pour principe , quela gravitation n’existe que dans les grandes masses &c dans lesportions sensibles de la matière. Lorsque la division est telle ,que les parties font infiniment petites, l’attraclion cesse Sc larépulsion commence. Cette répulsion semble être prouvée parla dilatation excessive de l’air ; dans ses états extrêmes, il peutremplir des espaces cubiques, qui font entr’eux comme i à816140. Les intervalles des particules font alors entr’euxcomme 1 à 94; elles ne peuvent s’être ainsi écartées que parune force contraire à l’attraction, par une force centrifuge , oupar une véritable répulsion. M. Oliver est ici d’accord avecM. de Buffon , qui attribue l’expansion du feu &. de la lumièreà la ténuité de leurs parties, qui font quelles se repoussent,au lieu de s’attirer. M. Oliver suppose que tous les corps ont desatmosphères composées de parties très subtiles Lc très-legeres,qui rendent ces atmosphères capables de se repousser lorsqu’elles