DE L’ASTR O NO MI E MODERNE. ì 5$Te rencontrent. Les comètes en ont, le soleil en a aussi lui—même. Une comcte, en approchant cìe cet astre, en avançanttoujours vers le point d’où part la force répulsive, présente sonatmosphère & à cette chaleur qui la dilate, & à la force répul-sive qui en rejette continuellement les parties derrière la comete,du côté où elles font plus libres de s’étendrc. Les phénomènesde l’électricité appuient cette théorie. Le fluide électrique í'econdense autour des corps électrisés, ôí les environne en formed’atmosphère; dc lorsque les corps font aster voisins, les atmos-phères se repoussent mutuellement. Ces corps, que nous avonsfous les yeux &c dans les mains, font donc un système planétaireen petit; 6c il semble qu’il n’y ait rien à répondre à l’applicationque sauteur fait des expériences de M. Franklin. Lui-même ena imaginé une qui est tiès intéressante. II a pris une petite balledorée de quatre pouces de diamètre, qu’il a attachée à la verged’une bouteille électrique , puis une autre balle de liège, qu’ila fait traverser en tous sens par de longs fils. Cette secondeboule étoit suspendue, de manière qu’elle reposoit sur la pre-mière. Lorsqu’on a fait l’éiectricité , la répulsion a commencéà agir : tous les fils mobiles se sont dirigés à l’opposite de laboule fixe; &. en faisant tomber légèrement le vent d’un souffletsur la boule suspendue , on lui a fait prendre un mouvementde rotation , ou de translation autour de la boule immobile. Ona vu cette comete artificielle achever plusieurs révolutions ,tandis que les fils , toujours pliés en forme de queue par laforce de la répulsion, se dirigeoient toujours à l’opposite de laboule, qui dans son repos représentoit le soleil. M. Oliver passeensuite à d’autres conjectures, à celle qui roule fur la possibilitéque les comètes soient habitées ; il fait voir que la chaleurdépend , en grande partie , de la densité de l’air. Dans lesplaines du Pérou la chaleur est très-forte, tandis que fur les
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