HISTOIRE
Cordillères, à une petite distance de la surface de la terre, lefroid est excessif. Les habitans des comètes , si elles en ont ,peuvent donc nc pas éprouver un grand chaud, ni un grandfroid ; leur air, infiniment raréfié dans le périhélie , compensela force Sc l’abondancc des rayons du soleil, Sc rend la chaleursupportable. Au contraire , dans leur aphélie, la petite quantitéde la chaleur est multipliée dans une atmosphère plusieursmillions de fois plus dense ; elle empêche le froid de devenirnuisible. Comme la comete s’avance à pas lents , ces change-mens arrivent par degrés ; il n'y a ni fecouste, ni révolution ,Sc la bonté de l’Être suprême maintient l’équilibrc dans eesglobes, que nous avons crus livrés aux plus cruelles alterna-tives.
M. Oliver ne s’est pas contenté d’examincr la tempéra-ture dont jouissent les habitans de ces astres ; il a voulucalculer la lumière qui les éclaire. II a trouvé que la cometedc i 6 8 o, qui s’éloigne du soleil cent trente huit fois plus quela terre, quand même son air ne feroit pas plus dense que lenotre, jouiroit d’unc lumière environ cinq fois plus forte quecelle que nous recevons de la lune dans son plein. Mais commel’atmofphère des comètes est beaucoup plus dense que la nôtre,elle peut réfléchir beaucoup plus de lumière; &C cette quantitéréfléchie fe joint à la lumière directe , pour y former le jour.M. Oliver s’oecupe aussi de la respiration des Habitans. II y aen effet une grande différence de l’air refpirable d’une cometepérihélie à l’air d’une comete aphélie. M. Oliver remarque quele docteur Halley refpiroit fort bien dans la mer fous une clo-che , à la profondeur de dix brasses ; la condensation de cetair lu rp alibi t trois fois celle de l’air que nous respirons à lasurface, 6c environ douze fois celle de l’air qu’on respire surles hautes montagnes. Les poulmons Raccommodent de ces
différens