Band 
Tome troisième.
Seite
258
JPEG-Download
 

r;8 HISTOIRE

tourné vers les vraies nébuleuses & vers la voie lactée , il futimpossible d’y appcrccvoir aucune étoile; ou du moins fi quel-ques étoiles sont semées dans leur étendue, elles sont troprares pour être la cause de la lumière. Le télescope a fait dé-couvrir une infinité de ces nébuleuses , le ciel en est: parsemé :M. dc la Caille en a compté quarante-quatre dans le ciel australqu’il a décrit en entier (û) ; M. le Gentil en a découvert plusieurs (<£),ôe M. Meffier a dressé un Catalogue affez ample de celles qu’ila eu occasion de connoîtrc dans l’hémisphère boréal (c).

Nous allons faire ['histoire dc la nébuleuse d’Andromède,qui a été mieux examinée que toutes les autres. Elle furdécouverte en 1612 par Simon Marius ; le ij Décembre tdit-il, je vis 3 au moyen de la lunette 3 une étoile fort extra-ordinaire par fa figure 3 & telle que je n’ai rien trouvé desemblable dans tout le ciel. Elle ejl a la ceinture d’Andromede ;elle paroît a la vue simple comme un petit nuage. Lorsqu’onla regarde avec la lunette 3 . on n’y vott point de petites étoiles 3comme dans la nébuleuse du Cancer & dans toutes les autresnébuleuses mais on y apperçoit feulement quelques legersrayons de lumière blanchâtre , & d’autant plus clairs qu’onapproche davantage du centre. Ce centre n’efiì lui - mème mar-qué que par une fioible clarté 3 fur un diamètre de près d’un.quart de degré. Elle m’a paru avoir tout-âfiait l’apparence dela flamme d’une chandelle 3 qu’on verroit dans la nuit a traversde la corne transparente (d). M. le Gentil a examiné attenti-vement cette clarté du centre : en regardant un peu fixementcette nébuleuse 3 dit-il, il y a des mornens cìi on croit apper-cevcir dans son milieu une très - petite étoile 3 ou du moins une

{a) Mém. Acad. des Scien. 175 y, p. 19-4.

(b) Mémoires des Sav. écrang. Tome II,

! 1 37 -

(c) Mém. Ac. des Sc. 1771, p. 4 H-

(d) Voy. ta Préface de son ouvrage inti-tulé Mundus jovialis.