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peut-être une de ces causes; ce font peut-être les deux ensemblequi font mouvoir tous les soleils. L’impulsion primitive donnéeaux planètes, peut avoir été étendue aux grands corps commeaux petits; la nature peut les avoir poussés tous dans l’espace,les uns pour gouverner , les autres pour obéir. Les mondesvoyageroient, fans que nous puiílìons dire ni d’où ils vienncnr,ni où ils vont. II est possible encore que ces énormes massessolaires aient une sphère d'activité prodigieusement étendue.Nous voyons que la puissance du soleil suit la comete de i 6 8 o,jusqu’à une distance de cinq mille sept cent millions de lieues, Scque là cet astre est encore assez fort pour arrêter la course fugitivede la comete, Sc la faire revenir vers lui. Qui fait si les sphèresdes dissérens soleils ne peuvent pas s’atteindre, si leur puissance,capable de tant d’essets , ne s’exerce pas aussi fur eux-mêmes.Ces masses douées du pouvoir d’agir, ont également celui derésister ; elles ne font que peu déplacées, mais faction la plusfoiblc , avec une constance fans bornes Sc du tems , qui nemanque pas à la nature, peut changer la face de l’univers. Lessoleils, par cette tendance mutuelle, feroient destinés à se réunirun jour en une seule masse. Ce seroit une de ces causes de des-truction , que nous ne cherchons partout que parce que nous lasentons en nous-mêmes ; nous sommes affligés de passer, definir, lorsque le monde reste Sc persévère. Peut-être, Sc cetteconjecture est plus satisfaisante, que l’impulsion Sc l’attractioncontribuent également à ce mouvement. Pourquoi les soleils ,dans de vastes circuits , avec des durées proportionnées à leurmajesté imposante, n’auroient ils pas une marche semblable àcelle des planètes ? Si, comme elles, ils ont reçu l’impulsionprimordiale , s’ils font capables de s’attirer mutuellement, siles amas d’étoilcs , dont nous avons déjà parlé , forment dessystèmes de soleils analogues aux systèmes des planètes, ces