DE L’ASTRONOMIE MODERNE, r§7soleils, ces systèmes peuvent se mouvoir par des loix éternelles,comme les planètes elles-mêmes : Lc la nature nous présenteraune suite de copies du même dessein, également belles, maisdiminuant de grandeur depuis le corps, quel qu’il soit, qui estle centre de tout, autour duquel roulent les systèmes de soleils;tandis que les petits tournent autour d’un plus grand, les pla-nètes autour de ces petits soleils , les satellites autour de cesplanètes; òc enfin jusqu’au pendule, qui oscillant sur son pointde suspension , est dans nos observatoires l’image en petit desplus grands essets de la nature, & démontre à notre imaginationétonnée comment un corps mu par une impulsion une foi donnée,& en même tems enchaîné à un centre par un lien quelconque,peut courber fa marche & circuler autour du centre. Ce pen-dule se meut comme la terre, comme le soleil lui-même; laloi générale de la nature s’accomplit fous nos yeux , commedans les espaces que nous atteignons à peine par la pensée.
La dernière conjecture qu’il seroit satisfaisant de proposer,seroit celle qui auroit pour objet l’attraction même, sa cause,& le méchanismc de ses effets. On a inutilement tenté jusqu’icide ramener ce méchanisme à celui de l’impulsion; une infinitéde systèmes ont été produits, qui ont été bientôt rejetés , icause de leur insuffisance. La multitude des essets de l’attrac-tion est innombrable ; il faut que le même système les expliquetous. Descartes , Huyghens , Varignon , Mairan , l’abbé deMolière ont adopté, corrigé l’hypothèse des tourbillons ; M. deMairan seul les avoit abandonnés dans fa vieillesse. II étoit tropbon philosophe pour rester Cartésien, lorsque les solutions duproblème des trois corps, celles des problèmes de la préceffiondes équinoxes & des marées avoient suivi la gravitation dansles plus petits essets, &, avoient montré son universalité , lors-que sur-tout les comètes reconnues pour des astres durables ,
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