DE L’ASTRONOMIE MODERNE. .75sort exactes que l’on retrouve dans T Aile. II n’y a donc que levrai mouvement de Mercure Sc de Vénus, qui annonce Sc desobservations bien faites , Sc du savoir astronomique ; mais iln’est point du tout prouvé que cette découverte appartienneà l’Egypte. L’antiquité garde le silence fur les inventeurs ;Macrobc seul a cité les Egyptiens. Ce font les Grecs qui ontfait la réputation de ce peuple ; mais les Chaldéens Sc lesOrientaux en général ont une supériorité très-marquée fur lui.C'est en Asie qu’on retrouve les grandes Sc longues périodes ,la connoistance exacte des mouvemens du soleil Sc de la lune,Le celle du mouvement des étoiles , la méthode de calculer Scde prédire les éclipses , la double division du zodiaque ; ensintous les monumens d’une Astronomie anciennement cultivée.On ne peut opposer à ces monumens que les éloges des Grecs,disciples qui n’ont pas fait beaucoup d’honneur à leurs maîtres.Cette opinion greque , Iong-tcms conservée en Europe , n’estqu’une prévention de l’orgueil ou de la reconnoiíïance ; ellenc peut balancer les faits qui déposent pour l’Asie. On peutcroire que les Egyptiens étoient médiocrement instruits enAstronomie ; on est encore plus sûr qu’ils n’étoicnt pointcommunicatifs. Quand on vouloit participer aux connoiílancesdes Prêtres d’Egypte, il falloit la recommandation, les ordresréitérés des Rois ; Pythagore fut obligé de se soumettre à lacirconcision ; encore Pythagore Sc les autres Grecs, qui voya-gèrent en Egypte, n’ont-ils presque rien obtenu de ces Prêtressi réservés. Ce mystère bien prouvé rend peu vraisemblablel’instruction générale de l’univers. Comment ces Prêtres , cespeuples si mystérieux , auroient-ils porté ou laissé porter leursinventions, leurs connoistances dans les pays les plus éloignés.,aux Indes, à la Chine , au Japon, Sc jusques chez les peuplesnommés Hypcrborécns ? C’est une vérité bien prouvée , quç
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