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Tome troisième.
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x 1 6 HISTOIRE

tous les peuples de la haute antiquité, sauvages Sc mystérieux,"vivoient isolés , Sc ne se communiquoient rien. Nous sommespartis de cette vérité pour nier toute communication entre cespeuples antiques, du moins toute communication aller libreSc aller facile pour avoir de grands effets , Se pour établircette vaste circulation de connoiffances, qui est un avantagede l’Europe civilisée , Sc qui est entièrement nouvelle sur laterre. Nous avons conçu que jadis ces connoiffances avoientété transmises par héritage , qu’elles s’étoient propagées avecles colonies ; Sc que sorties de la souche , elles s’étoient éten-dues Sc partagées dans les branches des peuples.

On peut même présumer que ce sont plutôt les Egyptiensqui tiennent quelque chose des autres Nations , soit paréequ’ils en font descendus , soit parce qu’ils ont partagé à lamême succession. Scaliger nous a conservé trois sphères , lapersienne, l’indienne Sc la barbarique. Cette sphère barbariqueest celle qui est relative au climat de l’Egyptc ; elle est ainsinommée , parce que les Grecs regardoient comme barbaretout ce qui étoit étranger à leur climat, à leur langue, à leursmœurs; Sc malgré leurs éloges exagérés, ils traitoient souventde barbare cette Egypte, leur mère Sc leur institutrice. Cessphères nous donnent les désignations des constellations con-nues dans l’Inde , dans la Chaldée Sc dans l’Egvpte ; ellespeuvent donc être comparées. L’indienne différé tout-à-faitdes deux autres ; la persienne a des rapports avec l’Egyptienne.On y retrouve l’Hydre , le Lion , le Chien , le Taureau , lapetite Sc la grande Ourse, la Vierge avec l’Épi. Ces ressem-blances ne permettent pas de douter que l’une des sphèresn’ait été fabriquée fur l’autre. Mais on trouve dans la sphèrebarbarique Sc égyptienne les constellations, revêtues des mêmesnoms fous lesquels nous les connoiffons aujourd’hui ; c’est