3 oo HISTOIRE
effectivement dans la sphère persienne ; mais elle y est rap-portée aux Poissons. Hercule en est très-éloigné ; il est déjàau milieu du ciel, lorsque les Poissons se levent. II est doncévident que la constellation que nous nommons Hercule, n’estpas le même assemblage d’étoiles que les Persans nommoientl’Agenouillé.
Sans doute ces trois sphères suffisent pour nous montrerle chemin que les anciens ont suivi. On retrouve la suc-cession des choses 5c des idées : ces sphères ont une filiationmarquée ; il semble qu’on les voye naître les unes des autres.Mais il est impossible de tirer de leur disposition , 8c du lieucomme de l’arrangement des constellations, aucune conclu-sion certaine. On peut appercevoir que tout a été confondu& rétabli , refait plusieurs fois : les sciences n’ont rien àtirer de ce désordre j s’il peut permettre quelques conjectures,il faut que ces conjectures soient appuyées par des faitsévidens. Mais , ce qui est très - remarquable , c’est que cesdeux sphères n’offrent point les signes caractéristiques dumouvement du Soleil. La Balance n’y paroît qu’avec unelignification équivoque ; la Chevre s’y rencontre , elle peutêtre placée , comme elle a dû l’être , pour marquer le sols-tice d’hiver deux mille cinq cens ans avant notre ère : maisl’EcreviíIe n’y est pas ; l’Ecreviífe, qui par fa marche rétro-grade est le symbole le plus expressif du solstice. L’Ane boréal5c P Ane austral la représentent comme constellation , Sc noncomme symbole. L’écrevissie , par son absence , démontreque les deux autres constellations n’étoient point relatives aumouvement du Soleil. Car il est évident que dès qu’on avoulu peindre ce mouvement, les trois caractères ont dû êtreplacés à la fois ; Sc quand on accorderoit que ces caractèresont été placés successivement , on donneroit une preuve de