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Tome troisième.
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DE L’ASTR ONOMIE MODERNE. 307

Calculs à l’équinoxe ; car en choisissant pour époque vraie Iccommencement de Tannée trois mille cent deux avant notreère, où 1c soleil & la lune se sont trouvés ensemble au pre-mier point du zodiaque mobile , ils disent que vingt millequatre cens ans avant cette époque de l’an trois mille centdeux, tous les Astres étoient en conjonction dans ce premierpoint. Cette époque éloignée est fictive ; mais pourquoi Pont-ils choisie ? C’cft qu’ils ont vu que trois mille six cens ansaprès leur époque de l'an crois mille cent deux , í’originede leur zodiaque répondroit a l’équinoxe ; & comme , seloneux , la révolution entière des fixes est de vingt-quatre milleans , il s’ensuit que vingt mille quatre cens ans avant leurépoque vraie , cette origine a dû répondre encore à l’équi-noxe. Les mêmes calculs leur ont appris que le soleil & lalune s’y retrouveroient en même tems ; & c’est de là qu’ilspartent pour supputer les mouvemens de ces deux astres. Tousles vingt-quatre mille ans, les révolutions sidérales &. anoma-listiques du soleil, qui, selon eux sont égales , doivent recom-mencer avec la révolution tropique.

II est donc évident que les douze signes appartiennent àPécliptique plutôt qu’au zodiaque, ce font des nombres, desfractions de la révolution solaire. Les Indiens les addition-nent, les multiplient, comme nous le faisons aujourd’hui dansnos opérations arithmétiques. Ces nombres n'on t rien de com-mun avec le ciel étoilé ; le zodiaque considéré relativementLux étoiles qui s’y rencontrent, est partagé en vingt - sept ouvingt-huit constellations , & non en douze. Personne quenous lâchions , dans les relations de l’Inde ôc de la Chine ,n’a parlé de ces constellations prétendues ; on peut donccroire q u'elles n’y ont jamais existé. Alors les signes de l’éclip-tique n’étant plus que des nombres dépouillés de toute relation

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