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Tome troisième.
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3 o & HISTOIRE

avcc les étoiles , on ne peut en tirer de conséquences enfaveur d’une antiquité prodigieuse de la division du zodiaque;,celle qui résulte des époques indiennes Lc de TAstronomiechinoise, est: déjà bien assez grande. On doit dire encore qu’iifaudroit des raisons très - fortes , ôc fans doute des démons-trations , pour remonter si haut dans les tems , pour placersi loin l’origine d’une multitude de fables Lc d’allégories , con-servées entières ôc fidellement transmises. Les institutions lesplus utiles se détruisent par la durée ; toute existence estbornée sur la terre. La tradition même ne doit-elle pas s’al-térer, s’éteindre , mourir comme les hommes ôc finir commeles empires.

Mais si la division en vingt - sept ou vingt-huit constella-tions , est la division primitive , si les douze signes ne fontpoint des constellations j ôí n’oíïrcnt qu’une mesure astrono-mique , nous possédons cependant aujourd’hui une divisiondu zodiaque en douze constellations, que nous n’avons pointinventée; nous la trouvons à Alexandrie, du tems d’Hypparqueôc de Ptolémée ; nous la retrouvons même antérieurementchez les Grecs, au tems d’Eudoxe ôc de leurs premiers Astro-nomes. Voilà la trace que nous devons suivre pour en recon-noître les inventeurs ; ici nous ne pouvons proposer que desconjectures. Une remarque bien fondée peut seulement nousguider ; c'est que tous les peuples , qui , comme les Indiensôc les Chinois , ont eu la division du zodiaque en vingt-septou vingt-huit constellations , ne doivent point en connoîtred’autres. A quoi serviroient ces deux suites de constellationsdifférentes pour diviser un même espace? Ce seroit une super-fiíuité ôc une source de confusion. On s’est proposé d’établirdans le ciel des points de reconnoissance, pour y rapporterle cours des astres ; la première nomenclature imaginée a