3 io HISTOIRE
ou au premier degré du Taureau , du Lion , du Scorpion §Ldu Verseau. Cette institution dateroic donc de l’an deux millecinq cent dix Luit avant J. C. II ne paroît pas que l’on puissela placer plus loin , parce que les points cardinaux ont dû letrouver, au moins, à la fin des constellations qui les caracté-risent; ou si on découvroit des faits qui reculassent cette ins-titution , il faudroit abandonner la coïncidence , dont nousvenons de parler, croire qu’on n’y a point pensé en nommantles constellations, & dire qu’elle s’est rencontrée par hasard ,depuis l’an deux mille cinq cent dix-huit jusqu’à l’an trois centsoixante treize avant notre ère.
D’autres conjectures nous conduisent chez les Chaldéens ,pour y trouver cette origine. Nous voyons que la sphère in-dienne osstc déjà trois ou quatre de nos constellations ; l’épo-que de cette sphère doit être beaucoup plus ancienne quel’époquc vraie des Indiens de l’an trois mille cent deux , &c lepartage en vingt-sept constellations » qui y est attaché. Nousvoyons que la sphère persienne , qui peut remonter au temsde Diemschid, à Tannée trois mille deux cens, époque de l'in-tercalation des Perses, contient huit à neuf dc nos constella-lations ; c’est un progrès. Les faits suivent une especc dcchronologie, en supposant que les Chaldéens ont fait douzeconstellations zodiacales l’an deux mille cinq cent dix-huit :d’ailleurs Callisthenes nous a appris que les observations chal-déennes remontoìent à l’an deux mille deux cent trente-quatre;il est naturel que chez ce peuple la division du zodiaque aitprécédé de plusieurs siécles les observations suivies dans unobservatoire fixe.
On peut présumer que les Chaldéens, en faisant cet arran-gement , en donnant des étoiles aux douze signes de l’éclip-tique , qui auparavant n’étoient que des divisions des