z 16 HISTOIRE
le tems qui a feulement deux divisions réelles , le passe &Tavenir, puisque le présent n’est que la limite des deux autres.
PREMIERE PARTIE.
Des Progrès que VAjlronomie a faits.
L’Astronomie a une origine aussi obscure que reculée ;on ne peut dire précisément ni dans quel lieu, ni dans quelíìecle elle cil née. Les probabilités les plus fortes nous ont faitavancer qu’il y avoit eu jadis une Astronomie, qui fut perfee-tjonnée , puis détruite Sc oubliée. Cette science a existé anté-rieurement aux Nations connues de l’Asie ; elle nous a paruLouvrage d’un peuple placé dans cette partie du monde, à lahauteur de tjuâfànfe-iieuf ou cinquante degrés. Ce peuple avécu fans doute-assez long-tcms fur la terre pour acquérir desconnoissances qui ont droit à notre admiration. Nous ne luiaccordons que celles qu’on ne peut lui refuser. Avec le gno-mon , le premier Sc le plus simple de tous les instrumens »avec des clepsidres pour compter le tems , des cercles d’airainpour mesurer l’cfpace, cette Astronomie a atteint un certaindegré de précision. Le mois de la lune , Tannée du soleilsurent exactement déterminés. Les révolutions de ces deuxastres ont été combinées dans une période de deux centvingt-trois mois, qui suppose la connoissance de Tinégalité dela lune, Sc celle des mouvemens de son nœud Sc de son apogée ;dans une période de dix-neuf ans, qui fut depuis le cycle d’orréinventé par Méthon ; dans une période de six cens ans, dontl’exactitude a été célébrée par Dominique Cassini; enfin le coursdes astres en a produit une infinité d autres, telles que celles dedouze , de soixante Sc de trois mille six cens ans. L’obliquité