DE L'ASTRONOMIE MODERNE. 3 i 7de la route du soleil a été reconnue 2c déterminée ; on a vuque les étoiles s’avançoient le long de l’éclipricjuc. Le ciel aété partagé en constellations , le zodiaque divisé en douzeparties égales , suivant le cours du soleil , 2c en vingt - huitconstellations , suivant le cours de la lune. Enfin les degrésterrestres ont été mesurés , 2c on a su en conclure avec préci-sion Retendue entière de la circonférence du globe. On n’apoint exécuté tous ces travaux , fans observer beaucoup 2clong-tcms. Deux opinions, qui semblent appartenir aussi à cestems antiques, doivent être ajoutées à ces déterminations ;ces opinions íont celles du retour des comètes , 2c celle duvéritable arrangement des corps célestes , qui n’ont pu naîtreque d’une faine philosophie , aidée d’une longue suite d’obser-vations, 2c fur-tout d’unc science a fiez vieille pour avoirparcouru les erreurs qu’il est nécessaire d’épuiscr avant d ar-river à la vérité. Voilà la masse des connoissances anciennes.
Ces connoissances ont été démembrées 2c dispersées a utems des conquêtes, qui ont bouleversé la plus ancienne partiedu monde ; les individus vaincus 2c fugitifs , ont emportédans leur fuite une partie de leurs connoissances , avec leursDieux 2c leurs familles. Sans ce démembrement fait au hasard,trouveroit- on à la Chine un souvenir de la terre mesurée ,sans aucun résultat de cette mesure , tandis qu’on trouve àBabylone une mesure exacte de la terre, sans qu’on sache nipar qui, ni comment, ni dans quel tems elle a été faite. LesChaldéens nous ont conservé la méthode qui servit jadis àdiviser le zodiaque; il en a du naître vingt-quatre divisions.Ces vingt-quatre divisions n’existoient point à Babylone;c’est à la Chine qu’on les retrouve , à la Chine où l’origineen est ignorée. Enfin des trois périodes de soixante , de sixcent 2c de trois mille six cens ans, qui ont évidemment des