Band 
Tome troisième.
Seite
318
JPEG-Download
 

5 i * HISTOIRE

rapports entr’elles , qui ont du naître les unes des autres , lapremière feulement est connue à la Chine, la première Lc latroisième aux Indes, les trois ensemble à Babylone. Le démem-brement de la science est donc démontré ; un long Lc profondoubli ne tarda pas à le suivre. Le^ plus précieux restes de cetteAstronomie semblent déposés dans les Tables astronomiquesdes Indiens ; c’est ce que nous avons de plus antique fur laterre.

Ces restes de la science , une tradition plus ou moinsconstante , un souvenir même vague furent encore utilesaux hommes. L’idée d’une science est déjà un pas , le sou-venir d’une chose qui a été faite enseigne qu’elle est poíîible ;ôc le courage multiplie les efforts , lorfqu’il a l’efpérancc dusuccès. Au tems de la fondation des nouveaux empires , lesouvenir de l’Astronomic sic renaître la science aux deux ex-trémités de l’Asie » à la Chine Sc à Babylone. Les Chinoisnous ont presque toujours été étrangers , les Chaldéensseuls nous intéressent ; le fil alors renoué , n'a plus été inter-rompu jufqu’à nos jours. Les Chaldéens font pour nous lesvrais restaurateurs de la science ; l’habitude d’observcr futtransportée chez eux. Les Asiatiques n’ont en général nidessein , ni méthode ; mais enfin ils suivoient la nature , ilspouvoient dire chaque jour ce qu’elle avoir fait. L’abondancedes idées & des vues peut quelquefois nuire , cn faisantçhanger trop facilement d’objets : elle égare sur tout dans lescommcncemens ; il faut voir long-tems avant de savoir cher-cher. Le génie même de l’Europe n’eût pu mieux faire alors ,

6 la patience des Chaldéens a pendant deux mille années,posé 8c cimenté la base sur laquelle Hypparquc a commencéà bâtir.

Les richesses d'une grande conquête , la puissance des Rois