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Tome troisième.
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3 io HISTOIRE

apparences irrégulicrcs 6c bizarres dans la supposition du reposde la terre. Une mesure lìmple, comme le cercle, ne pouvoirsuffire à la multiplicité de ces apparences vraies ou fausses; onentassa les cercles , on les fit rouler les uns fur les autres ; lamachine céleste sc composa de plus en plus; on ne vit partoutque roues mutuellement engrainées , 6c chaque planète futmenée par un rouage.

Les Arabes , destructeurs d’Alexandrie , s’approprierentson Astronomie , comme les Grecs avoient conquis celle deBabylone. Cette ícicncc fut cultivée avec ardeur dans Bagdat,;\ cause de PAstrologic. La connoissançe de l’avenir est unbesoin dans l’Afic , où les imaginations font échauffées par lesoleil, 6c où la raison est dans la servitude. La protection desCalifes , les magnifiques insttumens qu’ils firent construire ,ne suppléent point au génie. Les Arabes firent peu de progrès;le mouvement de l’apogée du soleil est la seule vérité qu’ilsa yen t découverte 6c placée dans la masse de nos connois-sanccs. L’Astronomie passa avec eux dans l’Europe, 6c elle futportée partout où les conduisirent le commerce 6c la guerre.Les Européens commenccrent alors à la cultiver ; Waltherus ,Regiomontanus, en Allemagne, construisirent des insttumens6c renouvelèrent les observations. A chaque nouveau domi-cile , la science étoit assujettie à un nouvel examen ; les con-noissances transmises étoient vérifiées : mais à cette époque ilse fit une grande révolution qui changea tout. Le génie del’Europc se fit connoitre 6c s’annonça dans Copernic. La lon-gue admiration qu’on avoir eue pour Ptoléméc, ne lui enimpoía point ; il renversa l’édifice de l’Astronome d’Alexan-drie , 6c renouvelant une ancienne vérité trop long-tcms mé-connue, il laissa les étoiles fans mouvement dans les espacescélestes ; il fit mouvoir la terre fur elle-même , pour produire

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